Un été 2026 hors norme sur le plan climatique
L’été 2026 est l’été le plus chaud enregistré en France depuis 1900.
Selon Météo-France, le pays a connu une sécheresse des sols généralisée, un ensoleillement très supérieur à la normale et des vagues de chaleur successives.
En juillet, la pluviométrie nationale a affiché un déficit de 67%, pour une température moyenne supérieure de 3,8°C à la normale saisonnière.
Ces conditions ont directement affecté les cultures : floraison perturbée, croissance ralentie, calibres réduits et récoltes plus fragiles.
Une situation qui touche l’ensemble du territoire, mais avec des degrés variables selon les bassins de production et les cultures.
Une tension d'approvisionnement, pas une pénurie généralisée
Il est important de le préciser : il ne s’agit pas d’une pénurie générale sur les fruits et légumes, mais d’une tension différenciée selon les produits.
Les familles les plus touchées sont les salades, la mâche et les jeunes pousses, ainsi que les légumes bretons comme le brocoli, l’artichaut et le chou-fleur, avec une disponibilité très réduite.
Le poireau, l’oignon, l’ail, la carotte, la tomate, le poivron, le concombre et la courgette connaissent également une tension forte, avec des volumes irréguliers.
Le melon et les fruits d’été sont modérément à fortement impactés selon les bassins.
À l’inverse, les fruits de verger comme les pommes et les poires résistent mieux, avec surtout des calibres plus petits.
La pomme de terre : un rééquilibrage après une année atypique
Contrairement aux autres légumes, la hausse sur la pomme de terre ne s’explique pas uniquement par la météo. La campagne 2025 avait connu des rendements exceptionnellement élevés, créant une suroffre qui avait fait chuter les cours à des niveaux très bas.
Pour rééquilibrer le marché après ce déséquilibre, les producteurs ont volontairement réduit les surfaces cultivées en 2026.
Les pics de chaleur de l’été sont venus accentuer ce phénomène en retardant les récoltes et en réduisant leur qualité, d’où une disponibilité plus restreinte.
La hausse actuelle traduit donc avant tout un retour à des niveaux de prix plus normaux, après une année 2025 hors norme.
Ce que cela change concrètement pour les restaurateurs
Trois effets sont à anticiper sur les prochaines semaines :
– des prix plus élevés sur plusieurs références le temps que les rendements se normalisent
– une disponibilité parfois irrégulière avec des délais de confirmation plus courts
– la nécessité d’accepter temporairement des calibres ou aspects visuels différents, sans impact sur la qualité sanitaire et gustative des produits


